Black-out

Vertigo, Le faucon maltais, La Prisonnière du désert, Rebecca, la Féline… Maximus Ohanzee Wildhorse a une filmographie incroyable à son actif. Et pourtant, ce métis d’ascendance noire, chinoise et amérindienne n’est nulle part au générique.

« L’acteur aux mille visages » rebaptisé Maximus Wyld a disparu de l’histoire d’Hollywood mais aussi de ces films. Que s’est -il donc passé ? Pionnier dans un climat ségrégationniste, Wyld a ouvert la voie à d’autres (Sydney Poitier, Harry Belafonte). Par son charisme, il a troublé la suprématie blanche à l’écran et questionné le traitement fait aux minorités par Hollywood.A travers son parcours (fictif ?) Phang et Micol retracent l’histoire d’Hollywood et donnent à voir avec malice les mécanismes de domination de ce rouleau-compresseur normatif d’une Amérique ségrégationniste et maccarthyste, à travers le prisme des minorités.

Black-out de Hugues Micol, Loo Hui Phang - BDfugue.com

Avec un trait puissant , BLACK-OUT alterne grandes pages en clair-obscur qui confinent à l’affiche, compositions plus denses et plongées surréalistes avec une narration proche d’un découpage cinéma.

BLACK-OUT de Loo Hui Phang et Hugues Micol, Futuropolis (2020)
Préface du cinéaste Raoul Peck (Le jeune Karl Marx, I am not your negro…)

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